La Sainte Cène ou le dernier repas de Jésus avec ses apôtres
Qui a institué la Sainte Cène ou Communion ? C’est Jésus !
Luc 22 :14-20 « Quand l’heure fut venue, il se mit à table avec les douze apôtres. Il leur dit : J’ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Puis il prit une coupe, remercia Dieu et dit : Prenez cette coupe et partagez-la entre vous car, je vous le dis, désormais je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le leur donna en disant : Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en souvenir de moi. Après le souper, il prit de même la coupe et la leur donna en disant : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous ».
Le repas a un grand rôle parmi les juifs et celui-ci est particulier puisqu’il fête la Pâque, c’est-à-dire la libération des hébreux lorsqu’ils sont sortis d’Egypte où ils étaient esclaves 430 ans après leur venue dans la région de Gosen.
C’est un repas de réjouissance et Jésus désirait prendre cette Pâque avec ses disciples (verset 15).
Comment se déroule la Pâque juive selon la tradition ?
Toute la famille prend place.
Ils boivent tous une première coupe.
La table est mise :
L’agneau avec une sauce épaisse, image des travaux en Egypte avec le mortier qui servait à faire les constructions.
Il y a aussi les pains sans levain Exode 12 :39 « Ils firent des gâteaux cuits sans levain avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Egypte et qui n’était pas levée. En effet, ils avaient été chassés d’Egypte sans pouvoir s’attarder et sans même emporter de provisions. » Le levain est d’ailleurs l’image du péché dans la Bible.
Les herbes amères qui symbolisent la souffrance endurée par l’esclavage
l’eau salée symbolise leurs larmes
Chacun trempe les herbes amères dans la sauce.
Jean 13 :26 « Jésus répondit : c’est celui à qui je donnerai le morceau que je vais tremper. Puis il trempa le morceau et le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariot ».
Le maître de la maison raconte la Pâque selon Exode 12,13
Des coupes de vin circulent au début et à la fin du repas accompagnées de prières et de chants de louanges (Psaume 114)
Les quatre coupes
Le repas commence après la première coupe, puis, une fois le pain partagé, la seconde coupe est servie. La troisième coupe conclut le repas. Enfin, après la bénédiction et les louanges, les célébrants boivent une quatrième et dernière coupe.
Lors du repas, Jésus et ses apôtres observent la Pâque (Luc 22 : 13 ; Mathieu 26 : 17).Une coupe est bue (Luc 22 : 17) avant le partage du pain par Jésus (Luc 22 :19; Matthieu 26 :26), il s’agirait donc a priori de la première. De la seconde coupe, il n’est apparemment pas fait mention. Une autre coupe est servie aux apôtres ensuite, cette fois-ci après le partage du pain (Matthieu 26 :27) : c’est explicitement celle qui vient en fait après le repas (Luc 22 :20) – donc la troisième. Après cela, Jésus annonce qu’il ne boira plus de vin avant l’avènement du Royaume (Luc 22 :18 ; Matthieu 26 :29). Les cantiques sont ensuite achevés (Matthieu 26 :30),
Si le Seigneur a bu la coupe de la Pâque avec ses disciples, Jésus n'a sans doute pas bu celle de la Cène (les évangiles ne le précisent pas), pas plus qu'il n'a mangé du pain de la Cène, puisque cette fête devait se célébrer après son départ, en souvenir de ses souffrances et de sa mort pour nous sauver. Mais, dans Luc 22 :42 et Matthieu 26 :39,42,44, au jardin des oliviers, alors que tous vont dormir (même Pierre, Jacques et Jean que Jésus avait pris avec lui, vont s’endormir), Jésus demande à Dieu d’éloigner de lui, si possible, une coupe par trois fois. On peut considérer que cette prière préfigure sa crainte de sa souffrance prochaine sur la croix, passage obligé pour la réalisation du Royaume. Mais Jésus devra néanmoins boire une dernière fois avant sa mort : refusant le vin mêlé de fiel qu’on lui offre (Matthieu 27 :34), il accepte le vinaigre (Matthieu 27 :48) en ce qu’il a lui-même demandé à boire (Jean 19 :28). Il s’éteint alors en annonçant avoir accompli tout ce qui devait l’être (Jean 19 :30).
Sous quelle forme la communion ou Sainte Cène était-elle prise ?
Elle était prise à la fin du repas sous les deux formes : le pain et le vin.
Ils la prenaient au cours d’un repas fraternel (Agape). Au début, ils se retrouvaient tous les jours :
Actes 2 :42 et 46 «42 Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières… 46 Chaque jour, avec persévérance, ils se retrouvaient d’un commun accord au temple ; ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur ».
Il semble que par la suite, ils se retrouvaient le 1er jour de la semaine :
Actes 20 :7et 11 « 7 le dimanche, nous étions réunis pour rompre le pain…11 Ensuite il est remonté, a rompu le pain et a mangé » Ce jour-là, le pain a été rompu après minuit ( !)
La Sainte Cène est-elle un sacrifice ?
Romains 6 :9 : « nous savons que Christ ressuscité ne meurt plus, la mort n’a plus de pouvoir sur Lui »
Hébreux 7 :27 « Il n’a pas besoin comme les autres grands- prêtres d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car il a accompli ce service une fois pour toutes en s’offrant lui-même en sacrifice. »
Hébreux 9 :28 « Christ s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup d’hommes… »
Hébreux 10 :10 « nous avons été rendus saints par l’offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toutes »
Hébreux 10 :12 « Christ, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. »
Hébreux 10 :18 « Or là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus à présenter d’offrande pour le péché ».
Si c’était un sacrifice, on tuerait, on crucifierait Jésus à chaque fois et chaque dimanche dans le monde, on effectuerait des milliers de fois, un crime. Le Seul sacrifice, c’est le nôtre, celui de notre corps, c’est un sacrifice vivant, agréable à Dieu Romains 12 :1 « Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. »
Autre passage important concernant la Sainte Cène : la fraction du pain
1 Corinthiens 11 : 23-26 « En effet, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis. Le Seigneur Jésus, la nuit où il a été arrêté, a pris du pain. Après avoir remercié Dieu, il l’a rompu et a dit : Prenez, mangez. Ceci est mon corps qui est rompu pour vous. Faites ceci en souvenir de moi. De même, après le repas, il a pris la coupe et a dit : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang. Faites ceci en souvenir de moi toutes les fois que vous en boirez. En effet, toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. »
Et là, fait remarquable, Paul ne l’a pas appris de la bouche d’un homme mais par une révélation directe du Seigneur :
Galates 1 :11 « Je vous le déclare, frères et sœurs : l’Evangile que j’ai annoncé ne vient pas de l’homme. En effet, je ne l’ai moi-même ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. » (Il faut se rappeler que l’épître aux Galates est la première lettre écrite par Paul vers 48 après J.C.)
Dans Luc 22 :19 Jésus dit bien : « faites ceci en souvenir de moi » (ou en mémoire de moi) et Paul qui a reçu cette révélation de Jésus lui-même, dit bien la même chose.
De même que la Pâque juive est l’alliance avec Dieu après la libération de l’Egypte, la coupe de vin est la nouvelle alliance en son sang. Nous reconnaissons par- là que nous sommes alliés au sang de Jésus qui nous sauve d’une mort spirituelle assurée.
Celui qui prend donc le repas du Seigneur réalise que c’est un moyen béni pour deux choses : 1°) prendre conscience que Christ est mort personnellement pour nous 2°) Jésus va revenir
C’est donc une confession publique envers les frères et sœurs que de prendre le repas du Seigneur. En mangeant ce pain et en buvant ce vin, nous confessons que nous avons part à la nouvelle alliance.
Jésus va revenir : 1 Corinthiens 11 :26 « En effet, toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne. »
La Sainte Cène, c’est l’équivalent du repas de fiançailles, de la bague de fiançailles : nous devons nous réjouir dans l’attente du repas des noces de l’Agneau. C’est la promesse du mariage prochain.
Est-ce vraiment le corps et le sang de Christ ?
Lorsque nous venons au Seigneur, il vient faire sa demeure en nous (1 Corinthiens 6 :19 « votre corps est le temple du Saint-Esprit »), alors pourquoi viendrait-il « un petit bout à chaque fois » alors qu’il est entièrement en nous ?
A noter aussi qu’il est interdit à ceux qui ne sont pas sacrificateurs, de manger des viandes sacrifiées et de boire du sang.
Il faut toutefois indiquer un autre passage de l’écriture qui peut poser question : Jean 6 :48-54 « Je suis le pain de la vie. Vos ancêtres ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts. Voici comment est le pain qui descend du ciel : celui qui en mange ne mourra pas. Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est mon corps pour la vie du monde. Là-dessus, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant : comment peut-il nous donner son corps à manger ? Jésus leur dit : en vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas le corps du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle et moi je le ressusciterai le dernier jour. En effet, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui. Tout comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis grâce au Père, ainsi celui qui me mange vivra grâce à moi. Voilà comment est le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme la manne que vos ancêtres ont mangée ; eux sont morts, mais celui qui mange de ce pain vivra éternellement. »
Chez les Juifs, dans le sang, il y a l’âme (Lévitique 17 :10-11). Ce n’est pas le sang lui-même qui expie les péchés mais c’est l’âme qui est dans le sang qui est chargé des péchés. Donc, si je bois le sang de Jésus, je bois mon péché et m’en recharge( !).
On peut donc penser que ce que Jésus dit est d’ordre spirituel car dans un autre passage de l’évangile de Jean, il dit : « C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6 :35) et dans Jean 7 :37, il dit également : « si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive »
Donc manger, c’est venir à Jésus, c’est être en communion avec Jésus. On est en communion avec ce qu’on mange, on fusionne avec ce qu’on mange (exemple : Adam est en communion avec le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal) et on est en communion avec ceux avec lesquels on mange.
La communion avec les éléments
L’apôtre Paul est celui qui donne la meilleure définition de la communion.
1 Corinthiens 10 :16 « La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps de Christ ? »
Plusieurs fois il est écrit de ne pas prendre part aux œuvres infructueuses et de ne pas avoir de relations avec des frères qui vivent dans le désordre (2 Thessaloniciens 3 :6) et ne pas même manger avec eux (1 Corinthiens 5 :11). Quand on mange on est en communion avec ce qu’on mange. Exemple : quand on mange des viandes sacrifiées aux idoles (1 Corinthiens 10 :20) on est en communion avec les idoles. Quand on mange, on est aussi en communion avec ceux qui nous entourent. Nous sommes un seul corps, nous participons au même pain (1 Corinthiens 10 :17) et nous sommes en communion avec Christ (Matthieu 18 :20 « là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ».
Si donc, je suis couvert de péchés, je mets mes frères et je mets Christ en communion avec mes péchés et à ce moment-là, je crucifie de nouveau Christ. Paul nous dit donc 1 Corinthiens 11 :30 « c’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades et que plusieurs sont morts »
Lorsque donc nous prenons la Communion, nous devons bien réaliser que Jésus est présent parmi nous et que nous sommes unis à Lui. En mangeant ce pain, je fais un avec le corps de Christ brisé et je fais un avec le sang versé.
Dans quel état d’esprit doit-on prendre le repas du Seigneur ?
1 Corinthiens 11 :28 « Que chacun donc s’examine lui-même et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe car celui qui mange et boit indignement, sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même » On doit donc s’éprouver et se juger, confesser nos péchés devant Dieu avant de prendre la Cène. Si on a quelque chose contre un frère, on doit se réconcilier avec lui.
Jean 13 :4-17 nous montre qu’avant la Sainte Cène, Jésus lave les pieds de ses disciples. Le Seigneur a voulu nous montrer que nous devons toujours avoir un esprit humble et toujours au service des autres. C’est dans cet esprit-là que nous devons prendre la Sainte Cène.
Qui peut prendre la Sainte Cène ?
Tous ceux qui se considèrent disciples de Jésus. Tous les rachetés. A tous ceux-là, Jésus dit : Buvez-en tous (Matthieu 26 :28)
Certaines personnes ne veulent pas prendre la communion parce qu’elles se sentent pécheurs mais Jésus leur demande de ne pas s’en abstenir mais de venir à Lui pour obtenir le pardon avant de la prendre.
Doit-on être baptisé pour prendre la Sainte Cène ?
Si on fait un parallèle entre le peuple d’Israël et le chrétien :
Peuple d’Israël : Le Chrétien
Egypte le péché
La vraie Pâque (le sang) le sacrifice de Jésus
La sortie d’Egypte la sortie du péché
Passage de la mer rouge le baptême
La Pâque (rappel) la Sainte Cène
Il semble donc que oui. De toute façon, le baptême devrait toujours suivre la conversion immédiatement après.
Autre rôle de ce Saint Repas
Le pain : c’est une nourriture solide, spirituelle qui nous fortifie. « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». De plusieurs centaines de grains de blé différents, on fabrique un seul pain dans lequel, on ne peut pas dire la part due à tel ou tel grain.
Le vin : le vin est une boisson qui réjouit le cœur et nous met dans l’espérance de la vie avec Jésus. Des centaines de grains de raisin écrasés donnent ce vin et on ne sait pas non plus la part de tel ou tel grain.
Mais comme pour le blé et pour le raisin, il y a transformation de la matière première. Il y a écrasement. Pour le chrétien, c’est la même chose, il doit être brisé pour être changé pour la Gloire de Dieu.
Pour finir, lorsque nous prenons la Sainte Cène, nous ne devons pas chercher une ambiance ni des sensations, ni des émotions particulières. La Sainte Cène s’adresse à notre Foi, pas à nos sentiments ! Une fois la Sainte Cène prise, nous devons nous réjouir car Christ est Vivant !

