1*Prière de Habakuk, le prophète. SurShiguionothpluriel de Shiggaïon, comp. Psaume 7. 1..
2Ô Éternel, j’ai entendu ce que tu as déclaré, [et] j’ai eu peur. Éternel, ravive ton œuvre au milieu des années ; au milieu des années, fais-la connaître. Dans la colère, souviens-toi de la miséricorde !
3✝Dieuvint de Théman, et le Saint, de la montagne de Paran. Sélah.Sa magnificencecouvre les cieux, et sa louangeremplit la terre ;
4Et sa splendeurétait comme la lumière : des rayonslitt. : cornes ; peut-être : des éclairs. lui jaillissaient de la main ; et là se cachait sa force.
5La pestemarchait devant lui, et une flamme ardente sortait sous ses pas.
6Il se tint là et mesuraou : fit trembler. la terre, il regarda et mit en déroute les nations ;Et les montagnesantiques furent brisées en éclats, les collineséternelles s’affaissèrent. Ses voies sont éternelles.
7Je vis les tentes de Cushandans l’affliction ; les tentures du pays de Madiantremblèrent.
8Est-ce contre les rivières que s’irrita l’Éternel ? ou contre les rivières que fut ta colère ? contre la mer, ta fureur, que tu sois montésur tes chevaux, [sur] tes chars de salut ?
9Ton arc était mis à nu,… les verges [de jugement] jurées par [ta] parole. Sélah. Tu fendis la terre par des rivières.
10Les montagnes te virent, elles tremblèrent ; des torrents d’eaupassèrent, l’abîme fit retentir sa voix ; il leva ses mains en haut.
11Le soleil, la lune, s’arrêtèrent dans leur demeure à la lumière de tes flèches qui volaient, à la splendeur de l’éclair de ta lance.
12Tu parcourus le pays avec indignation, tu foulas les nations avec colère.
13Tu sortis pour le salut de ton peuple, pour le salut de ton oint ; tu brisas le faîtelitt. : la tête. de la maison du méchant, mettant à nu les fondements jusqu’aucou. Sélah.
14Tu transperças de ses propres traits la tête de ses chefsselon d’autres : les chefs de ses hordes. : ils arrivaient comme un tourbillon pour me disperser, leur joie était comme de dévorer l’affligé en secret.
15Tu traversas la mer avec tes chevaux, l’amas de grandeseaux.
16J’entendis, et mes entrailleshéb. : mon ventre.tremblèrent ; à la voix [que j’entendis] mes lèvresfrémirent, la pourritureentra dans mes os, et je tremblaisous moi-même, pour que j’aie du repos au jour de la détresse, quand montera contre le peuple celui qui l’assailliraou : quand il montera contre le peuple qui nous assaillira..
17Car le figuier ne fleurirapas, et il n’y aura point de produit dans les vignes ; le travail de l’oliviermentira, et les campagnes ne produirontpas de nourriture ; les brebismanqueront dans le parc, et il n’y aura pas de bœufs dans les étables ;
18Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égaierai dans le Dieu de mon salut.
19L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marchersur mes lieux élevés. Au chef de musique. Sur Neguinothou : instruments à cordes..