Aimer Dieu de tout notre cœur : Qu’est-ce que cela signifie?

Deutéronome 6 :4-5 « Écoute, Israël ! L'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » Ce verset est connu sous le nom de Shema, le verbe hébreu est traduit par « Écoute ». Les Juifs d’aujourd’hui le récitent matin et soir, comme un de leurs devoirs les plus sacrés. Jésus l'a cité comme « le plus grand commandement de la loi » :

Matthieu 22 :3640 «Et l’un d’entre eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver: Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement Et voici le second, qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. »

Tout ce que l’on peut dire c’est que humainement parlant, obéir à ce commandement semble impossible 24h/24. C'est pour cela que Jésus rappelait sans cesse aux Pharisiens leur incapacité à accomplir la Loi de Dieu : il voulait leur faire prendre conscience de leur besoin d'un Sauveur.

Lorsque nous devenons chrétiens, notre capacité de changer ne vient pas non plus de nous-mêmes. Même si nous aimons Dieu et voulons Lui faire plaisir en menant une vie irréprochable, nous courons droit vers de grandes déceptions si nous essayons de nous changer par nos propres forces.

Alors, comment aimer Dieu comme il nous le demande ? Nous pouvons déjà lui demander de nous aider dans les domaines dans lesquels nous ne parvenons pas à l'aimer de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée

et de toute notre force.

Dans la plupart des cas, notre amour et notre affection pour Dieu augmentent avec le temps. Quand on est jeune converti, on est profondément conscient de l'amour de Dieu, mais c'est en faisant l’expérience de sa fidélité dans les épreuves et luttes de la vie que notre amour pour lui grandit de plus en plus.

Avec le temps, nous voyons sa compassion, sa grâce, sa miséricorde et son amour pour nous, ainsi que sa haine du péché, sa sainteté et sa justice. Il est impossible d'aimer quelqu'un que nous ne connaissons pas et le connaître doit être notre première priorité en lisant sa Parole.

1. Aimer Dieu : Qu’est-ce que ça veut donc dire ?

Aimer Dieu de tout notre cœur est donc le commandement le plus important. En termes bibliques, l’amour est intimement lié à faire, et particulièrement à aimer Dieu pour faire ce que Dieu veut, c’est-à-dire, garder Ses commandements et faire Sa volonté. Jésus l’a dit clairement :

Jean 14 :15 «Si vous m’aimez, gardez mes commandements.»

Jean 14 :21-24 «Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l’Iscariot, lui dit: Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde? Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles.»

Aimer Dieu et garder ses commandements, la Parole de Dieu, sont deux choses inséparables l’une de l’autre. Jésus l’a dit très clairement. Celui qui L’aime garde la Parole de Dieu et celui qui ne garde pas la Parole de Dieu ne L’aime pas! Ainsi aimer Dieu, le plus grand commandement, signifie que je me confie en Lui chaque jour pour faire ce qu’il me demande et je lui demande aussi son aide pour les choses en moi que je n’arrive pas à changer.

1 Jean 3 :22-23 «Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. Et c’est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné.»

1 Jean 4 :19-21 «Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. Si quelqu’un dit: j’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.»

1 Jean 5 :2-3 «Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles.»

Une idée fausse est celle que Dieu ne se soucie pas de si nous appliquons ou non Ses commandements, Sa volonté. Pour certaines personnes, ce qui importe, c’est d’avoir la foi. Cependant la foi signifie être fidèle. Et ce que nous devons être, c’est fidèle! Et si nous voulons être fidèles, il nous faut chercher à faire Sa volonté et appliquer Ses commandements en nous laissant conduire par sa grâce.

Autre chose : la faveur et l’amour de Dieu ne sont pas vraiment inconditionnels, comme certains peuvent le penser. Nous le voyons dans Jean 14 :23, que nous avons déjà lu :

«Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.»

Dans ce verset, il y a un «si» et il y a un «et». Si quelqu’un aime Jésus, il gardera Sa Parole, ET, par conséquent, le Père l’aimera et Lui et le Fils iront et feront leur demeure en lui.

Egalement, dans 1 Jean 3 :22 «Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.» Aussi dans ce verset, nous recevons tout ce que nous Lui demandons, parce que nous gardons Ses commandements et faisons ce qui Lui est agréable.

Il y a donc un lien clair entre l’amour et la faveur de Dieu, et faire la volonté de Dieu. Autrement dit, ne croyons pas que désobéir à Dieu, négliger Sa Parole et Ses commandements, importe peu du fait que Dieu nous aime de toute façon.

Le fait d’aimer Dieu ou pas est déterminé par la réponse à la question simple suivante: Faisons-nous ce qui Lui est agréable, gardons-nous Sa Parole, Ses commandements? Si la réponse est oui, donc nous aimons Dieu. Si la réponse est non, nous ne L’aimons pas. C’est aussi simple que cela.

Jean 14 :23-24 «Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, … Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles.»

2. L’histoire des deux frères

Une autre source de confusion, en ce qui concerne la volonté de Dieu, est l’idée que nous devons faire ce que dit la Parole de Dieu seulement lorsque nous ressentons le désir de le faire. Dans Matthieu 21, Jésus a été questionné une fois de plus par les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple. Pour répondre à l’une de leurs questions, Il leur a donné la parabole suivante:

Matthieu 21 :28-31 «Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne. Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, Seigneur. Et il n’alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent: Le premier.»

Leur réponse était correcte. Le premier fils n’avait pas envie de faire la volonté du père. Il lui a clairement dit: Je n’irai pas à la vigne aujourd’hui. Cependant il y a repensé et a changé d’avis. Qui sait ce qui a causé ce changement ? On peut supposer que c’est son amour pour son père. Il a entendu son père l’appeler à faire sa volonté, mais il n’en ressentait pas l’envie. Donc sa première réaction, peut-être au lever, était de crier «Je n’irai pas». Mais il a ensuite pensé à son père et parce qu’il aimait son père, il a changé d’avis, s’est levé du lit et est allé faire ce que son père voulait qu’il fasse!

Le second fils d’autre part, a dit à son père – peut-être au lever aussi – «Je vais y aller papa». Mais il ne l’a pas fait! Il a peut-être «ressenti l’envie» de faire la volonté de son père pendant un moment, cependant les sentiments vont et viennent. Ainsi cette «envie» de faire la volonté de son père a été remplacée par une autre «envie» de quelque chose de différent et il n’y est pas allé!

Nous avons vu qu’aimer le Père signifie faire Sa volonté. Nous pourrions par conséquent poser la question suivante: «Lequel des deux aimait le père?» ou «Duquel des deux le père était-il satisfait?» La réponse est évidemment la même : avec celui qui a fait Sa volonté!

3. Concrètement comment plaire à Dieu et faire ainsi sa volonté ?

– Plaire à Dieu, c’est d’abord se reposer sur le seul qui puisse lui plaire, c’est-à-dire Jésus. Jean 15 :5 « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits car sans moi, vous ne pouvez rien faire ».

– Cela peut être, pardonner à une personne qui nous a fait du mal ; cela peut être aussi accepter par la foi que le Seigneur a pardonné nos fautes, quelles qu’elles soient, en mourant à notre place et donc, accepter de nous pardonner nous-mêmes, même si l’ennemi essaie toujours de nous accuser.

– Cela peut être « le remercier en toutes circonstances » car c’est Sa volonté (1 Thessaloniciens 5 :18) même quand tout va mal etc.

Mais dans toutes ces choses, ce qu’il faut savoir, c’est que notre Seigneur sera toujours là pour nous aider si nous le lui demandons car Il nous dit dans Matthieu 11 :29 « Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme ». Quand nous nous reposons sur Jésus, Il nous apprend à vraiment aimer le Père de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force quelque soient les circonstances, bonnes ou mauvaises.

4. La nuit à Gethsémané

Ce qui s’est passé à Gethsémané la nuit durant laquelle Jésus a été livré pour être crucifié est caractéristique. Jésus était dans le Jardin avec ses disciples et Judas était en train d’arriver avec les serviteurs des principaux sacrificateurs et des anciens, pour L’arrêter et Le crucifier. Jésus était juste avant leur arrivée, à l’agonie. Il aurait préféré que cette coupe lui soit retirée. Et Il a demandé au Père à ce propos :

Luc 22 :41-44 « Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. «Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.»

Il n’y a rien de mal à demander au Père s’il y a une porte de sortie comme Jésus l’a fait. Il n’y a rien de mal à demander au Père si nous pouvons rester à la maison aujourd’hui et ne pas aller à la vigne! En fait s’il n’y a pas d’autres possibilités, nous pourrons recevoir un encouragement spécial à faire Sa volonté. Jésus a eu un encouragement similaire: «Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.» On peut prendre comme exemple nos frères et sœurs persécutés pour leur foi qui savent que s’ils témoignent ils seront emprisonnés et qui se trouvent devant un choix.

Jésus aurait préféré que la coupe Lui soit retirée, MAIS seulement si c’était la volonté du Père. Et dans ce cas, ça ne l’était pas. Et Jésus a accepté cela. Et il a dit à Pierre après l’arrivée de Judas et des gardes :

Jean 18 :11 «Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire?»

Jésus a toujours fait ce qui était agréable au Père, même s’Il n’en ressentait pas l’envie. Et à cause de cela, parce qu’Il a toujours fait ce qui plaisait au Père, le Père ne L’a jamais laissé seul jusqu’au moment où Il a porté nos péchés sur la croix. Comme Jésus dit :

Jean 8 :29 «Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.»

Il est notre exemple. Tel que l’apôtre Paul nous le dit dans Philippiens :

Philippiens 2 :5-11 «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.» Jésus s’est humilié. Il a dit «que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne». Jésus a OBÉI ! Et nous devons faire pareil. Et Paul continue :

Philippiens 2 :12-13 «Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.»

Ainsi, parce que nous avons un si bel exemple d’obéissance, Jésus-Christ notre Seigneur, obéissons-aussi, travaillons notre salut avec crainte et tremblement, parce que Dieu produit en nous le vouloir et le faire selon Son bon plaisir. Cela veut dire que Dieu travaille en nous et que c’est Lui qui nous rend capables de vouloir et de faire les actions qui Lui plaisent.

Philippiens 4 :13  « Je puis tout par celui qui me fortifie » Paul nous rappelle que Jésus nous fortifie dans toutes les épreuves et face à tous les combats de notre vie.